Forum sur la crise

Sauver les banques, encore et toujours!

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Un nouvel article de David Cayla

sur la crise

Entre la relance d’hier et la rigueur d’aujourd’hui difficile d’y voir clair sur la stratégie économique menée les gouvernements. Pourtant à chaque décision, il y a bien des gagnants et des perdants. Faut-il être surpris ? Ce sont toujours les mêmes.

Le G20 de Toronto s’est terminé sur une grande messe consensuelle au coût faramineux de 960 millions d’euros. Une messe qui invoqua une «croissance forte, durable et équilibrée » tout en exhortant les chefs d’État à «résister au protectionnisme », et qui s’est conclue sur un appel à « poursuivre les mesures de relance budgétaire », tout en préservant les «plans d’assainissement des finances publiques ». En d’autres termes : creuser les déficits publics pour soutenir l’activité tout en équilibrant les comptes. Décidemment, les chemins de la croissance sont aussi impénétrables que les voies du seigneur ! Quant au système financier et à son clergé de moines traders, la déclaration finale admet l’idée de demander aux banques une contribution « juste et substantielle » pour couvrir les coûts engagés par les États. Mais il est aussitôt précisé que si « certains pays imposent une taxe financière », d’autres pourront choisir « une approche différente » afin de tenir compte « des options propres à chaque pays ». Allez en paix frères à la législation poreuse : vos pêchés sont remis !

Qu’il est loin le temps où Nicolas Sarkozy promettait de refonder le capitalisme ! Souvenez-vous des discours présidentiels du début de l’année 2009. La situation financière des banques étaient catastrophique. Pour la résoudre, la France avait engagé un plan de soutien de 40 milliards d’euros. Parallèlement, Patrick Devedjian, « ministre de la relance », empruntait 26 milliards d’euros pour soutenir l’activité et Henri Guaino évoquait un « grand emprunt » à 100 milliards.       (.............)       Lire la suite

Mis à jour ( Dimanche, 04 Juillet 2010 16:09 )
 

Il faut taxer les profits bancaires

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Tribune publiée par David Cayla, économiste, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, animateurs du club Gauche Avenir, dans le quotidien Libération du 12 octobre 2009

Les banques vont mieux, les indices boursiers s’envolent, les bonus continuent à fleurir. Après avoir été au bord du collapsus, le secteur bancaire renoue avec les profits insolents d’il y a quelques années. Aux Etats-Unis, JP Morgan Chase annonce des bénéfices en hausse de 36% au second trimestre, tandis que ceux de Goldman Sachs ont bondi de 90% ! Même la convalescente Citigroup, renflouée à hauteur de 45 milliards de dollars par l'État fédéral américain, affiche un bénéfice net de 4,27 milliards de dollars au deuxième trimestre.

La France n’est pas épargnée par cette avalanche de profits. Il suffit de voir le redressement spectaculaire de la banque du génial Kerviel : en trois mois, la Société Générale est passée d’une perte de 278 millions d’euros au premier trimestre à un bénéfice de 309 millions. Quant à BNP Paribas, devenue première banque européenne après avoir avalé la belge Fortis, elle annonce plus de 3,1 milliards d’euros de profit pour les six premiers mois de l’année 2009.
Mis à jour ( Mercredi, 25 Novembre 2009 00:39 )
 

Synthèse du colloque sur la crise

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En France et en Europe, la gauche est à la recherche d’idées et de crédibilité pour convaincre, d’un élan et d’une cohérence nouvelle pour unir et entraîner. Le club Gauche Avenir y travaille, en croisant l’apport d’intellectuels de diverses disciplines, de responsables politiques des principaux courants de gauche et d’acteurs de la vie sociale.

Pour établir un diagnostic de la crise actuelle et proposer les voies d’une économie plus efficace et plus juste, nous avons réuni des personnalités bien connues (les économistes Jean-Luc Gréau et Christophe Ramaux, l’ancien ministre du travail Jean Auroux….) ainsi qu’un syndicaliste et de jeunes chercheurs et universitaires à la réflexion stimulante. (Vous pouvez visionner leurs interventions sur ce site).
Ce colloque montre que ni les mesures prônées par le G20, ni celles de la droite européenne et française, ne s’attaquent au cœur des problèmes.

C’est à une crise de surproduction et d’insuffisance de la demande que nous avons à faire : elle pose donc la question du partage des richesses.

C’est par une financiarisation débridée que la loi du plus riche a pris le pas sur le développement humain : elle doit être remise en cause, plus que par quelques règles de transparence, par l’irruption de logiques démocratiques dans le fonctionnement de l’économie et de l’entreprise.

Mis à jour ( Vendredi, 19 Juin 2009 16:00 )
 

Les débats du forum sur la crise

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Près de 200 personnes ont assisté le 4 Avril au forum de Gauche Avenir intitulé "Relance ou sortie de crise".

L’ensemble de la rencontre a été filmé.

Mis à jour ( Vendredi, 19 Juin 2009 16:46 )
 

Face à la crise, des propositions pour un monde nouveau

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Lundi 6 Avril 2009, communiqué de Gauche Avenir

Après le G20, tout reste à faire : la crise s’approfondit et les salariés en sont les principales victimes. Les dirigeants du G20 se félicitent d’avoir sauvé « le soldat mondialisation », sans s’attaquer aux racines de la crise.

Le G20 se refuse à faire un diagnostic complet des causes de la crise : sous rémunération du travail, endettement des ménages, libre échange généralisé, décalage ente l’économie réelle et la finance, accroissement des inégalités…

Samedi 4 Avril, le club Gauche Avenir a réuni de nombreux économistes, responsables politiques, syndicalistes, militants associatifs, qui ont fait une analyse sans concession de la crise et des propositions porteuses d’un monde nouveau.

Parmi les nombreuses propositions faites, on retiendra :

- la restauration du capital public, voire des nationalisations, en premier lieu dans le domaine du crédit
- la création de protections ciblées dans les échanges commerciaux en particulier au niveau européen, pour combattre le dumping social, fical et environnemental
- l’organisation au niveau mondial d’un nouveau « Bretton Woods » pour sortir de la domination du dollar, en créant une nouvelle monnaie d’échange mondial, ou un serpent monétaire international (SMI) à l’image du SME (européen)
- le renforcement de l’Etat social, qui se manifeste par le droit du travail, la protection sociale, les services publics, la politique économique, pour répondre aux besoins humains et soutenir une nouvelle croissance.

La mobilisation sociale actuelle montre l’attente d’une alternative politique. Le club Gauche Avenir, qui réunit différentes sensibilités de la gauche, entend bien contribuer au rassemblement nécessaire à ce changement.

Il créera dans les prochaines semaines un conseil économique, pour approfondir et concrétiser ses propositions.
Mis à jour ( Jeudi, 07 Mai 2009 13:24 )
 
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